D'après cet article :
On publie sur cette page le message d'adieu de Nicolas Julliard (alias Fauve sans le signe), ancien vainqueur CQFD (ex inRocKs Lab) et auteur depuis 2004 d'une belle aventure pop. Écrasé par ...
http://www.lesinrocks.com/2014/01/30/musique/comment-fauve-tue-fauve-11467135/
Le collectif Fauve ≠ parisien a tué un artiste. Déjà qu'il a le sang de nos oreilles sur les mains, il a aussi le sang de la mort d'un nom d'artiste. En effet Nicolas Julliard ancien vainqueur des inrocks lab s'est toujours produit sous le nom de Fauve. Mais quand Fauve ≠ a commencé à monter sur les réseaux sociaux, Nicolas Julliard a demandé au collectif de changer de nom craignant la confusion. Néanmoins le collectif n'a pas daigné répondre en grand seigneur de la musique. Et puisque Saez disait que les hommes "ne descendent pas du singe mais plutôt du mouton" les gens ont aimé Fauve ≠.
Le phénomène parisien s'est emballé, étant maintenant programmé dans tous les festivals d'été de France. Ils ont sorti leur album qui s'appelle "Vieux frères" et qui est déjà un succès.
Fauve ≠ ça donne ça entre autre
Et ça donne plein d'autres choses pas toujours très musicale. Un gars qui parle du fait qu'il se sent mal dans sa vie sur un espèce de rythme décousu et avec une voix légèrement monotone. Ouais c'est original, on avait jamais vu autant de déconstruction dans la musique.
Malheureusement Fauve ( le vrai donc) a du laisser mourir son personnage de scène, son essence artistique parce qu'une bande de bobos parisiens n'ont pas été assez indulgent au début de leur carrière pour changer leur nom. Ils auraient pu s'appeler par une autre espèce d'animaux. (à vous d'imaginer).
Que vous aimiez Fauve ≠ n'est pas un crime, vous êtes dans la majorité, on ne peut pas tous avoir les mêmes goûts certes. Mais là, mec regarde les paroles : "Tu me dis "je vais reprendre mon train tout à l'heure et je sais pas quand on va se revoir.Moi j'ai beau essayer de te rassurer,
de te promettre qu'il faut pas que tu t'en fasses,
tu me répètes "on sait jamais".
Alors non, évidemment, on sait jamais
On sait jamais ce que la prochaine nuit nous réserve, mais toutes les autres non plus si tu vas par là. "
Bref sinon je vais vous présenter le vrai FAUVE :
Nicolas Julliard, bienvenue dans ce blog qui est admiratif de ton travail d'artiste.
C'était ce que j'avais envie de dire.
C'était mon coup de gueule.
Ah ouais et regarde, enfin lis, lui il sait écrire :
“Ce soir, je viens de chanter pour la dernière fois sous le nom de Fauve. Ce nom d’artiste n’est plus le mien. Le jeu s’achève, poker menteur.
Le deuil n’est pas facile à faire. Depuis deux ans, je vis avec cette douleur. La découverte, d’abord, au hasard du web, d’une vidéo d’un Fauve qui n’est pas moi. Contact par Facebook, début de discussion. Je tente de leur faire comprendre la situation: depuis 2004, j’ai publié 3 albums de pop anglophone sous ce nom, sur un label indépendant. J’ai donné de nombreux concerts, en Suisse et en France, ai eu les louanges de la presse spécialisée (dont Les Inrocks) et de nombreux musiciens. Bien sûr, mes ventes de disques se comptent en milliers d’exemplaires, pas en millions. Succès trop confidentiel pour inspirer le respect.
Malgré mes demandes répétées, alors qu’il n’existe encore que par deux vidéos, le collectif français ne voit pas la nécessité de changer de nom. Et tandis que son succès va croissant, la confusion que je redoutais s’installe. Des chroniqueurs confondent l’un et l’autre. Dans la rue, des gens m’arrêtent pour me féliciter, croyant reconnaître l’auteur invisible de “Kané” ou de “Nuits fauves”. Je passe sur la souffrance quotidienne de voir grandir le phénomène, l’humiliation de se voir proposer de faire leur première partie, “parce que Fauve et Fauve, ça serait rigolo”.
Au delà de ce que je vis comme une dépossession profonde, je m’interroge. Un nom d’artiste, unique et précieux, est-il aujourd’hui soumis au régime du libéralisme le plus sauvage, à la loi du plus fort? Qui n’a pas les moyens d’engager des démarches juridiques peut-il se faire voler ce nom avec lequel il vit depuis dix ans, ce nom qui devient prénom à force d’être assimilé à soi? Oui, Fauve ≠ a tué Fauve. Ma musique vivra, ailleurs, sous un autre nom. Il y a du sang, sur la pochette de leur album. Ne cherchez pas plus loin”.
Et je rajouterai que les plus célèbres ne sont pas toujours les plus grands.