Les Buzzcocks ? Qui c’est ça déjà… Mhh le nom parle pas trop et on s’en souvient vaguement. Voilà que la musique commence à jouer et on entend un « Ahhhh mais c’est eux !! » dans la pièce.
Aujourd’hui je vais vous présenter ou représenter (pour les gens d’un certain age, dont je ne fais bien sur pas partie..hum..hum…) ce groupe mythique, qui tourne encore sur les scènes du monde entier. Il est vrai que j’aurais pu placer cet article dans le dossier « ces grands noms du rock 70’s : les irréductibles », mais je préfère évoquer les Buzzcocks dans le cadre de leur concert du 4 avril à Castres, auquel j’ai eu la chance d’assister !
Un classique du punk rock !
D’abord, parlons un peu du groupe. Les Buzzcocks sont clairement… des petits vieux. Peut-être, mais des petits vieux qui envoient. Le groupe a été formé au milieu des années 70 par Pete Shelley et Howard Devoto. Le line up original était donc composé de ces deux garçons, accompagnés par John Maher à la batterie ainsi que Garth à la basse. Celui-ci aura vite fait de changer, puisqu’en 1977 Devoto lache le groupe avant l’enregistrement du premier album : Another Music in a Different Kitchen. Tant pis pour Devoto, car le disque sera un carton ! Les jeunes punk arrivent finalement à mélanger des guitares puissante et une voix au sommet, soutenues par une rythmique nerveuse si caractéristique au mouvement.
C’est d’ailleurs ce que l’on ressent en live ! Les Buzzcocks TABASSENT. Mes bouchons d’oreille enfoncés (eh, n’oublions pas que je suis plus tout jeune, petit insolent !) je suis prêt à affronter les anglais, au beau milieu de la fosse. C’est parti, les quatre rockeurs arrivent sur scène et je reste sur le cul par le coup de vieux qu’ils ont pris ! Surtout Shelley au chant qui arbore un look de grand père, portant une jolie barbe d’une semaine tout blanche !
J’ai vite fait de ravaler mes jugements, du moins le niveau sonore s’en occupe… Ca joue fort ! Ces vieux punk ne le sont pas tant que ça finalement ! Alors que Diggle annonce « What Do I Get » et que le groupe envoie la sauce, l’énergie s’empare de la fosse de la petite salle, qui se met à chanter sur les refrains. Les chansons de 2 minutes typiques du punk rock défilent, « Get On Your Own », « I need »… Steve Diggle est frais comme au premier jour et ne peut s’arrêter de sourire entre deux coups de médiator sur sa telecaster. Il va jusqu’à checker le public à la fin des morceaux, débordant d’énergie et d’une joie de jouer à revendre.
Après un «Moving Away From The Pulsbeat » puissamment joué, les anglais finissent par quitter la scène, ce qui à nos yeux d’auditeurs fous ne peut que signifier un rappel de folie ! Le rappel est au rendez-vous, les Buzzcocks ne nous font pas attendre 30 ans et reviennent en force. Un coup de champagne dans un gobelet en plastique et Diggle reprend sa guitare. Le set est finalement clôturé par des classique, et bien sur le tube obligé « Even Fallen In Love (With Someone you shouldn’t’ve)? ». Les quatres hommes quitteront finalement la scène sur fond de larsen, avant de chauffer une dernière fois le public français.
C.B
