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The Wave

La nouvelle vague du webzine musical

La musique vue différemment


Oldelaf enflamme le Bolegason

Publié par Elodie et Roro sur 3 Mars 2014, 09:43am

Catégories : #concerts, #sorties, #Découverte

Toute la joyeuse bande court vers le succès...

Toute la joyeuse bande court vers le succès...

Jeudi 20 Février dernier, vous le savez probablement déjà si vous avez lu la chronique du live de Mr Tristan par Elodie, nous sommes allés sur un coup de tête voir un artiste dont on attendait pas tant sur scène. Monseigneur Oldelaf, baroudeur et barde enchanteur de la "tristitude" et du "café", s'est invité sur la scène du Bolegason, dans le Tarn, pour déclamer un tour de chant riche et rythmé, pendant presque 2 heures de show.

Mais dire qu'Oldelaf est un artiste à deux chansons serait un peu réducteur. C'est d'abord un univers, celui d'un trentenaire gaffeur et un peu maladroit avec les filles, qui fait sa route avec sa bande de potes qui eux même s'inventent des vies (l'un s'appelle Amaury et il est le batteur de Michel Sardou, les autres sont frères jumeaux dont l'un a hérité de tout le Q.I pendant que l'autre transforme les teckel en Girafe avec des tubes de PVC... autrement dit c'est totalement impossible à résumer).

Comme cette version live de la chanson Nathalie (qu'il a joyeusement repris via un medley de toutes les chansons qu'il a consacré à la gent féminine... et y'en a beaucoup) ou la petite troupe se transforme en cliché du catho pratiquant et ultra coincé. Drôle et surtout très entraînant. Vous allez l'avoir dans la tête toute la journée !

NATHALIEEE MON AMOUR DES JMJ...

Oldelaf a acquis une certaine notoriété scénique à travers les nombreux projets qu'il a mené depuis 1997 et son premier groupe "Les petits humains" au duo Oldelaf et Monsieur D avec le comédien Frédéric Draps. Ils sont les auteurs de quelques singles célèbres, comme la chanson "le café" ou "Raoul Mon Pitbull". Il a même fait partie des guitaristes des Fatal Picards en 2003 !

L'univers d'Oldelaf reste très potache, sans jamais tomber dans la vulgarité. Même dans son premier album, ou l'on retrouve des morceaux notables comme "Sparadrap" ou "Le monde est beau", les paroles restent simples et très dépouillées de toutes références pompeuses, et il s'autorise même quelques minutes de poésie avec la très appréciée "Les mains froides", une ballade qui laisse un petit sourire au lèvres. C'est là la marque de fabrique d'Oldelaf sur scène : des chansons douces, d'autres carrément plus rock, mais qui partagent toutes un seul but : faire rire tout en proposant des mélodies plus travaillées que les paroles, qui restent souvent dans la tête ou font transpirer du front comme "J'ai chaud" vous le prouve tout de suite.

Un petit live dans la salle du Trianon... vous voyez l'ambiance ! ^^

C'est donc grâce à une certaine présence, une personnalité très bon-enfant et quelques très bons musiciens qu'Oldelaf en arrive aujourd'hui à un certain tournant dans sa carrière : la sortie du deuxième album. Intitulé "Dimanche", il a bien sûr constitué une bonne partie de ces 2 heures de live : Michael Young jacasse et Michael Jack sonne dans "Le bruit" qui a intronisé le ukulélé au rang d'instrument indispensable, "Je mange", l'histoire cruelle d'un looser un peu boulimique, très bien représenté par un clip original ou le looser en question est carrément rendu vivant par Jonathan Lambert...

Pourtant, les créations à l'esprit si enfantin d'Oldelaf ne sont pas venues par magie : il fait partie de ces chanteurs qui comptent sur le soutien des internautes via le crowdfunding : c'est de cette manière (un peu surprenant pour un chanteur qui fait des tournées partout en France et reste déjà installé) qu'il a financé son deuxième album, au moyen de 50 000 euros récoltés en juillet dernier. Oldelaf a créé un vrai lien avec les internautes : il a même repris le tube qui l'a fait connaître du grand public, la "Tristitude", avec les meilleures phrases du concours "chante ta tristitude" sur la toile et qui permettait aux humoristes en herbe de proposer leur propre version de la chanson. Si si, y'a même un EP qui est sorti avec la nouvelle version !

Un beau moment, certes complètement surréaliste, mais beau quand même.

Bref, après deux heures alternant entre rire, danse, silence religieux et reprise d'une foule en délire, Oldelaf a surpris pour son second rappel (oui parce qu'il en a eu 2). Parce que l'avantage des petites salles, c'est d'être assez intime avec tout le monde pour descendre dans le public sans armoires à glace pour vous tenir loin des groupies, le groupe a brillamment fait assoir toute la salle par terre. Pas une mouche, pas un souffle, il entame une brillante interprétation d'un de ses nouveaux titres, "Nos jours heureux", et part en marchant et en chantant, comme ça, sans rien faire d'autre.

Un moment qu'il a eu l'occasion de partager avec les autres petites salles de France et de Navarre. Mais l'aventure ne s'arrête pas la pour le chansonnier moderne et itinérant : il vient à peine de démarrer sa tournée, et investira prochainement les locaux du Zénith de Paris... l'ambiance devrait y être très différente ! Pour vous donner une petite idée de ce que c'était pour nous, voici notre dernière impression via une interprétation de "Nos jours heureux" au Grand Mix de Tourcoing (eh ouais, biloute).

Encore une fois, Oldelaf reste le spécialiste du millième degré sans composer de la musique "viteuf"...

Très bonne impression de réussite pour cette première expérience live en compagnie d'Oldelaf et de sa bande de joyeux drilles. On espère les revoir bientôt, qui sait, peut être même dans un registre très différent. On me murmure à l'oreille que le guitariste du groupe, Jacques F. au nom bien mystérieux, vendrait son EP après chaque concert en vue, certainement, d'un album solo à venir. A suivre. En attendant, s'ils passent près de chez vous et que vous avez envie de passer une soirée sympa et en musique, vous savez quoi faire !

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